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RéponseMessage n°2084
Auteur : Gilles Leblanc (syndicat AAF)  |  Posté le : 07/04/2000

Je ne crois pas que le double statut commercant/ profession de santé soit réellement un problème; cela gêne-t'il les pharmaciens?
Ce qui est plus préoccupant est le passage en force des pouvoirs publics, car à ma connaissance les syndicats n'ont pas été consultés sur cette nouvelle réglementation! C'est quand même un comble.
Je pense qu'il est plus que jamais indispensable que tous les audios soient adhérents d'un syndicat, y compris les salariés, cela permettra une meilleure prise en compte de notre profession.

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RéponseMessage n°2089
Auteur : Alain PROVOST  |  Posté le : 07/05/2000

Le double statut commerçant-professionnel de santé n'est pas à renier. Il faut simplement que les pouvoirs publics nous laissent respirer dans ces statuts dans lesquels nous sommes enfermés. Pour ma part, je me sens plus professionnel de santé qu'autre chose. Mais le statut de commerçant est une obligation, De là cette incompatibilité entre solidarité nationale et intérêt de nos clients (patients).
Quant aux syndicats, ils paraissent avoir été mis devant le fait accomplit,entre autre par les mutuelles, avec peut-être pas assez de niaque pour opposer des arguments.

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SujetMessage n°2080
Auteur : Alain Provost  |  Posté le : 28/06/2000

Les nouvelles dispositions concernant la CMU sont parues au JO du 30 mai 2000.
Nous sommes désormais "tenus" d'appareiller les enfants "CMU" au TIPS quel que soit l'appareil.
Plusieurs questions se posent alors.
- qu'est ce qui justifie légalement qu'un même appareil puisse être vendu à deux tarifs différents. Les enfants "CMU" auraient-ils des oreilles moins exigeantes que les "riches"?
- pourquoi un audioprothésiste, entrepreneur privé, inscrit au registre du commerce doit-il financer sur ses fonds propres un engagement de solidarité. Celà n'est pas son rôle d'acteur économique.
- pour appareiller ces enfants "CMU", l'audio ne va-t-il pas être tenté de choisir l'appareil présentant le meilleur rapport TIPS-PRIX DE VENTE HABITUEL? Qu'en est-il alors de l'intérêt de l'enfant que jusqu'à maintenant nous pouvions appareiller au mieux, et donc au mieux des intérêts de la patrie qui se souciait de son avenir?



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RéponseMessage n°2081
Auteur : Jean-Philippe JANNOLFO  |  Posté le : 28/06/2000

Je ne connais pas parfaitement le texte auquel vous faites référence mais j’en ai compris votre synthèse.
Les interrogations qu’elle vous inspirent me semble tout à fait légitimes.
A mon avis, s’il existe une aberration aussi importante ce n’est pas anodin.
Certes, le TIPS enfant est toujours en deçà du prix de vente d’un audioprothésiste, mais c’est une façon comme une autre de commencer à nous faire avaler la pilule ou plutôt la couleuvre (un peu plus difficile, j’en conviens)
En ce qui concerne vos arguments relatifs au statut de commerçant de l’audioprothésiste, je les rejoins tout à fait, mais il ne faut pas oublier que nous sommes aussi des professionnels de santé.
Ce double statut qui nous plie à la fois sous le code de la santé et celui du commerce nous donne une position de « cul entre deux chaises » rarement confortable.
Un jour ou l’autre, il faudra trancher, il semble que les pouvoirs publics sont en train d’anticiper à notre place.

J’espère continuer cette discussion avec vous et d’autres


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RéponseMessage n°2104
Auteur : Gilles Leblanc (syndicat AAF Association des Audioprothésistes Françai  |  Posté le : 13/07/2000

Je pense que la motivation des responsables syndicaux est directement proportionnelle à celle des adhérents. En effet vous semblez douter de cette motivation, mais êtes-vous déjà allé à une réunion d'un syndicat pour faire part de vos suggestions ou faites-vous partie de ceux qui ne font rien de concret pour que les choses évoluent?
Il est impératif de participer activement à l'évolution de notre profession, car les pouvoirs publics se font une opinion avec différents moyens d'informations, et les rencontres avec les responsables syndicaux sont certainement un des moyens les plus efficaces.
Quant à l'aspect commercial de notre profession il me semble qu'il n'y a pas de formule miracle; la concurrence entre audio est un bon régulateur.


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RéponseMessage n°2106
Auteur : Jean-Philippe JANNOLFO  |  Posté le : 13/07/2000

En effet, je n’ai jamais assisté à une réunion syndicale relative à notre corporation. En revanche, je participe à d’autres initiatives pour notre profession qui n’ont pas de caractère syndicale, mais dans lesquelles nous faisons le nécessaire pour nous faire connaître. (je crois que vous le savez puisque je vous avais transmis les fichiers pdf de notre publication)
Car n’oublions pas qu’il s’agisse de syndicats, d’associations, ou de confréries (souvent régie par les mêmes législations).
La communication est essentielle et reflète souvent la rigueur et l’investissement de ses dirigeants.
Je n’ai JAMAIS été solliciter pour adhérer à un quelconque syndicat dans notre profession, ni en tant que salarié, ni en tant qu’audio installé. Pourquoi ?
Vous allez me dire que c’est désormais chose faite ! (pas de façon formelle vous en conviendrez)
C’est vrai et si je doute de votre syndicat, je ne doute pas de votre motivation et de votre investissement.
Cependant, je ne suis toujours pas convaincu que la motivation des dirigeants soit proportionnel à celle des adhérents.
C’est à ces dirigeants de communiquer leur enthousiasme et même quand il n’en ont plus.
C’est là une tâche difficile, souvent ingrate qui demande beaucoup de concessions du « prosélytisme intelligent », mais vous le savez mieux que moi puisque je vous suis depuis le début sur ce forum que vous avez, pour mémoire, animer (même dans ces moments creux)

J’espère continuer cette discussion avec vous dès mardi.
SLTS


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RéponseMessage n°2090
Auteur : Gilles Leblanc (syndicat AAF)  |  Posté le : 07/08/2000

A votre avis quels sont les arguments qui n'ont pas été développés face aux pouvoirs publics?
Notre syndicat, ni l'UNSAF à ma connaissance, n'ont été consultés sur ce sujet du TIPS enfant CMU.
Peut-être avez des informations plus précises que les miennes sur ce sujet?
Quant aux mutelles, elles ont un pouvoir politique réel et savent en abuser.
Pour le manque de "niaque" je crois,malheureusement, que les pouvoirs publics se sont cadrés sur l'offre mutualiste CMU et n'ont pas laissés le choix aux professionnels de discuter sur ce sujet qu'ils voulaient faire passer en force fin 1999 (JO 1/01/2000)
Mais toutes les bonnes volontés sont acceptés au conseil d'administration de l'AAF et j'espère que vous aurez la niaque pour aider votre profession dans ce sens.

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RéponseMessage n°2097
Auteur : Alain PROVOST  |  Posté le : 07/11/2000

Je suis d'accord avec vous sur les circonstances du passage de cette "loi".
J'avais alors contacté Luis Godinho, en invoquant avec le côté probablement illégal de cette double tarification pour un même article.

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RéponseMessage n°2102
Auteur : Jean-Philippe JANNOLFO  |  Posté le : 07/12/2000

Je ne suis pas certain qu'en augmentant l'effectif des syndiqués, nous puissions d'avantage être crédible. Cette action aurait pour effet de remplir les caisses de nos syndicats mais serait-elle rendre leurs dirigeants plus motivés? (Car ce sont les seuls acteurs face aux pouvoirs publics et non les adhérents)
J'en doute fortement.
J'avoue ne pas être très confiant dans les mesures législatives qui nous guettent.
Mais j'en reviens au sujet initial de ce débat: "l'appareillage enfant CMU au prix TIPS enfant". Les interrogations à laquelle cette nouvelle loi vous conduit sont : "Ne va t-on pas être tenté de choisir l'appareil présentant le meilleur rapport TIPS enfant/Prix de vente habituel?".
Il me semble que ce rapport existe déjà.
1/Le prix TIPS enfant = prix d'achat HT * 1.957.
2/Prix de vente habituel = prix d'achat HT*coef commercial (parti variable pour chaque appareil).
Ainsi les questions que cette mesure vous inspire reviennent à dire
"Ne sommes-nous pas tenté de vendre l'appareillage qui présente la meilleure marge commerciale?"
Cela a toujours existé et devant un tel dilemme, je doute que l'on puisse réfuter son statut de commerçant…

j'attends vos réponses.




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